
World of Naruto RPG Plusieurs siècles après la mort de Naruto, et alors que les villages ne sont toujours pas en paix, l'Organisation a fait son apparition. Oserez vous entrer dans la lutte entre alliances et trahisons, pour sauver le monde ? |
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Magyu Admin


Nombre de messages: 967 Age: 17 Localisation: Inconnue Date d'inscription: 30/05/2007
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Mar 16 Juin - 10:27 | |
| - Impossible ! Tonna Shin, faisant sursauter sa sœur. - Shin...C’est la vérité... Il se leva brusquement, et les deux jeunes filles reculèrent légèrement. - C’est faux ! C’est faux ! Nami n’a pas pu... Kin baissa la tête : - Je ne les ai pas vu...Mais Fuyunamida est venue trouver Kichi, j’en suis témoin. - Mais...Mais... Il ne trouva pas les mots, et se rassit sur les marches. Sumi lui passa une main dans le dos, pour le réconforter. C’était déjà ça. Un ninja arriva alors en courant. - Kin Saitô ? - Oui ? - Nous avons besoin de vous, c’est urgent. La jeune fille se tourna vers les deux Hayashi, et leur adressa un regard peiné. Elle se leva finalement, et sans dire un mot, s’élança à la suite du combattant de Konoha. Shin la regarda s’éloigner. En lui, montaient des sentiments mêlés...La colère. La tristesse. Il ne savait pas quoi faire, ni comment réagir. Sa sœur le prit par la main. - Shin...Ce n’est pas grave... - Comment ça “pas grave” !? C’est mon frère ! Elle secoua la tête : - Il nous a abandonné. C’est un traître. Tu ne dois plus penser à lui. Shin la regarda, horrifié. - Comment...Comment peux-tu dire ça ? Je...J’aime mon frère ! Je t’interdis de dire ça ! La jeune fille trembla, et des larmes montèrent jusqu’à ses yeux, qui en devinrent brillants. Le garçon, craignant de l’avoir vexée, ou de l’avoir blessée, lui demanda ce qui n’allait pas. Il ne parvint pas à dissimuler son inquiétude. Elle renifla et lui répondit, des larmes dans la voix : - Tu ne m’aimes plus alors ? Cette question déstabilisa le garçon aux cheveux noirs, qui se demandait où Sumi voulait en venir. Il répondit avec sincérité : - Sumi...Tu es ma sœur. Je t’adore vraiment. Tu es géniale, et je suis heureux que tu sois avec moi. Surtout maintenant. Mais j’aime aussi mon frère... Elle fit “non” de la tête, et Shin resta interloqué. - Que veux-tu dire ? Lui demanda-t-il. - Tu ne peux pas nous aimer tous les deux. Je le déteste, et il me déteste aussi. Tu ne peux pas être d’accord avec nous deux ! - Mais... - C’est lui ou moi ! Trancha-t-elle. C’était plus une question qu’une affirmation, et Shin se devait d’y répondre, ne fut-ce qu’à cause du regard que sa sœur lui lança en cet instant. Un regard qui exprimait un doute profond, et une peine dissimulée, prête à ressurgir. Le garçon inspira profondément, choisissant ses mots. Il n’était pas très doué pour ce genre de choses : - Écoute...Je tiens autant à toi qu’à Magyu. Je ne veux pas prendre part dans votre dispute. Mais je ne veux pas non plus que vous vous détestiez ! L’important, c’est que chacun soit heureux...Et si mon frère est enfermé...je doute qu’il soit aussi heureux qu’il doive l’être. Elle le dévisagea sans ciller, cherchant probablement à savoir si la réponse que venait de lui offrir son frère était satisfaisante ou non. Il lui rendit son regard, et elle détourna finalement les yeux, avec un sourire aux lèvres. Un sourire malicieux que Shin imita rapidement. Elle s’étira en soupirant : - Je suppose que je n’obtiendrai rien de plus ce soir, n’est-ce pas ? Shin haussa les épaules. - Il est déjà parti pendant plusieurs mois. Il peut recommencer. Et cette fois là, il nous oubliera totalement. Le garçon regarda sa sœur, mais elle s’était déjà levée. Elle s’étira à nouveau, bâilla largement, et laissa ses épaules retomber. Elle n’était pas encore tout à fait habituée à la possession d’un corps, et ça ne viendrait pas avant quelques jours encore. Mais elle progressait rapidement. Elle fit quelques pas en avant, avant de se retourner. Elle resta un moment en équilibre sur un pied, les bras écartés pour ne pas tomber, avant de se remettre normalement : - Shin. Je suis fatiguée. Allons dormir. Le garçon leva les yeux au ciel. Ils étaient en fin d’après-midi, et le soleil ne tarderait pas à se coucher. Ils avaient bien mérité une bonne nuit de sommeil, d’autant que Kichi et Nami étaient introuvables. Ils auraient probablement plus de succès dans la matinée. Avec un sourire, le garçon se leva à son tour, et suivit sa sœur. Dormir lui ferait du bien. Probablement. _________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
|  | | Magyu Admin


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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Mar 16 Juin - 10:29 | |
| Magyu se tenait là. Immobile au milieu d’un cercle de lumière, qui se découpait sur les ténèbres. Ses cheveux blancs encadraient son visage marqué. Il n’avait visiblement rien mangé depuis des jours. Ses traits étaient émaciés. Il avait l’air épuisé. Agenouillé sur des pierres dures, tête baissée, dos voûté, il frottait du bout du doigt le sol, mécaniquement. Il ouvrit la bouche : - Shin ? Il leva la tête. Ses yeux étaient éteints. Vides. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. - Shin...Je m’en rappelle... Sa diction était hachée, presque comme Nami lorsque sa maladie la rongeait. - Moi...Qui suis-je ? Sa bouche s’entrouvrit, et il resta un moment à regarder droit devant lui. On ne lisait rien dans ses yeux. Comme s’il était mort. - Je ne m’en rappelle pas...Qui je suis...Oublié...Shin ! Un éclair de contentement passa dans ses yeux lorsqu’il prononça ce prénom. Il se rembrunit. - Shin...? Qui est-ce ? Il marqua une pause. Comme s’il cherchait dans sa mémoire. Il ne trouva pas. - Oublié...Je suis seul ? Il leva la tête une nouvelle fois, comme s’il regardait autour de lui. - Je suis seul...Seul ? SEUL !Shin se réveilla en hurlant, et il continua à hurler alors qu’il était réveillé. Il s’arrêta enfin, et roula sur le côté. Les draps collaient à sa peau nue. Il avait transpiré dans son sommeil, comme s’il s’était battu contre une horde d’ennemis. La porte de sa chambre s’ouvrit, et un rai de lumière l’aveugla. Pendant ce court laps de temps, quelqu’un entra, sans qu’il sache de qui il s’agît. - Shin...Murmura une voix. C’est moi...C’est Nami. Le garçon se laissa tomber sur son oreiller, et regarda sa soeur. - Nami ? Parvint-il à articuler. Elle le regarda avec douceur. - Il faut que je t’annonce quelque chose...Ça concerne ton frère...Magyu. - Kin m’a dit qu’il était emprisonné ! Pourquoi ! Pourquoi ! - Chut...Calme toi. Le garçon se tut, mais le feu dans son regard brûlait avec toujours plus d’ardeur. Sa sœur se leva, et ferma la porte. Ils se retrouvèrent dans le noir complet, mais ce n’était absolument pas un problème. Il la voyait parfaitement, et c’était réciproque. Elle prit la parole avec hésitation. Visiblement, elle avait préparé son discours, mais n’avait pas prévu que Shin soit déjà au courant. Elle se lança : - Shin, avant toute chose, tu dois savoir ce qui s’est passé. Le garçon se redressa dans son lit, et essuya son front trempé sur sa manche. - Tout à l’heure...Pendant la bataille, Magyu m’a envoyé un oiseau, qui était porteur d’un message. Il disait qu’il avait besoin d’aide, dans la rue principale, car l’Organisation voulait le capturer. Et il a ajouté que sa sœur était présente, et qu’elle était en danger. Je suis arrivée aussi vite que j’ai pu, et j’ai empêché le pire de se produire. Mais son adversaire a...utilisé un poison compliqué, qui a la capacité de rendre ton frère fou, dès que quelqu’un prononce son prénom ou son nom. - Son prénom ou son nom ? Nami hocha la tête : - Tu comprends...Je ne pouvais pas le laisser aller te voir. Si tu l’avais accueilli en disant : “salut Magyu, ça va ?”, il aurait perdu le contrôle de lui-même. Je suis donc allée voir Hokage. Elle m’a dit qu’elle avait une solution pour lui. Une solution radicale, mais une solution fiable... - Où est-il ? - Kichi nous a conduit dans un souterrain bien gardé, et bien protégé. Dedans, on y rassemble les prisonniers les plus dangereux. Magyu a été placé tout au fond de ce souterrain, dans une pièce où il est...attaché. Elle prononça ce dernier mot avec réticence, en attendant la réaction de Shin...qui ne vint pas. Le garçon n’était pas d’humeur à dire quoi que ce soit. Il préférait attendre de tout savoir. Sa sœur reprit la parole, quelque peu soulagée. - Je dois avouer qu’il n’était pas...d’accord...pour rester là bas. Mais il n’y avait pas d’autre solution. Crois moi. Il m’a lui-même affirmé que dans ce genre de situations...il était capable du pire. S’il y avait eu un autre moyen...une autre issue...Je te promet que j’aurais choisi différemment. Shin dévisagea sa sœur avec insistance. Droit dans les yeux. Il savait qu’elle ne mentait pas. Il savait que sa décision avait été la plus judicieuse, et il savait que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Mais de là à ce qu’il en soit ravi...Son frère, Magyu, était prisonnier à plusieurs dizaines de mètres sous terre, attaché dans une cellule, sans même la possibilité de contacter qui que ce soit, et avec la crainte constante de se transformer en un fou furieux capable de blesser ses amis. Et pour couronner le tout, juste avant ça, il avait fallu que le garçon aux cheveux noirs lui dise qu’il le détestait, alors que ce n’était pas vrai. Tout allait vraiment mal. - Nami...Est-ce qu’il y a un moyen...pour sauver Magyu ? La jeune femme resta un moment sans bouger. Les yeux dans le vague, elle semblait réfléchir. Elle se tourna finalement vers l’esprit, et lui caressa la joue du bout des doigts. - Ne perd pas espoir, Shin. Kichi va essayer de trouver l’origine du mal de Magyu, et de trouver ensuite un antidote. Si ça réussit, il n’y aura plus de problème. - Et ça va prendre combien de temps ? - Longtemps, je le crains. Elle leva soudain la tête, et sourit au garçon, qui ne comprit pas pourquoi elle semblait si joyeuse. Il l’interrogea du regard, et elle parla : - Il y a tout de même une autre solution. Cet envoyé de l’Organisation n’a pas fait tout ça pour rien. Il veut capturer Magyu, mais ne pouvant pas l’amener de force, il a décidé de le contraindre. Mais il a dit qu’il y avait un antidote. Il ne l’a probablement pas sur lui, mais le remède existe. Il faut juste le trouver. Shin sursauta sur son lit, et faillit se lever. Si sa sœur ne l’en avait pas empêché, en lui rappelant qu’il faisait encore nuit, il aurait sans aucun doute été chercher ses armes pour aller combattre l’Organisation. - Qu’est-ce qu’on attend au juste ? Que la guerre soit finie ? - Non, bien sûr. Mais Kichi m’a dit de ne pas y aller. Cet individu a un bon niveau. Il a dit qu’il ne me battrait pas, et je le crois, mais il n’est peut-être pas seul. Nous ne pouvons pas mener une opération de la sorte sans préparation. Qui plus est sans Hato, sans Hyô, sans Ki, sans Kuma, sans Mieru, et sans Mikura. - Mikura ! S’écria brusquement le garçon. - Moins fort ! Chuchota sa grande sœur. Il mit ses deux mains sur sa bouche. - Désolé...J’avais oublié...Mais comment va Mikura ? On a appris qu’elle a été blessée ! - D’après ce qu’elle m’a dit en se réveillant, il y a quelques dizaines de minutes, ses ravisseurs étaient des pantins. Ils l’ont attaquée alors qu’elle se reposait dans sa chambre. Tu connais ta sœur, même à moitié morte, elle continue à dire non. Elle a essayé de s’enfuir, puisqu’elle ne pouvait pas se battre, mais ils l’ont passée à tabac, et l’ont emmenée, inconsciente, comme otage, pour que Magyu accepte de les suivre. Shin, qui n’avait toujours eu la réponse à sa question, en revint à la santé de sa sœur, et Nami le rassura d’un sourire : - Elle va bien. Quelques bleus, quelques égratignures, et ses assaillants lui ont déboîté l’épaule. Mais les médecins de Konoha ont remis tout ça en place, et elle va s’en tirer. D’après eux, ça ne devrait pas retarder sa date de sortie, et demain, elle devrait être capable de sortir. La jeune femme passa une main dans les cheveux de son frère, qui se sentit tout à coup mieux. L’espoir n’était pas perdu. Le garçon retourna au précédent sujet, concernant Magyu, et la récupération de l’antidote. Sa sœur reprit le fil de son idée : - Donc, comme je le disais, on ne peut pas mener une mission de récupération à...cinq, si on imagine que Ôkami vient, mais que Yusuke reste. Ça serait de la folie. - Mais tu comptes au moins pour cent ! La jeune femme rougit du compliment, mais refusa de le considérer comme un argument valable. - Pour cela, il faudrait que Hyô soit rétabli. Il apporterait le soutien dont nous manquons cruellement. - Mais il n’y a pas que nous dans ce village. Pense aux amis que nous avons : Kichi pourrait nous aider. Et puis il y a Kano et Kin...Et Akira. Nami réfléchit sérieusement à la question, et répondit en toute sincérité à son jeune frère. - Kichi ne pourrait pas venir. C’est impossible. Elle s’occupe du village. Elle ne peut pas participer à une mission aussi dangereuse. Son rôle est trop important ici. Shin fit la moue. - Quant à Kano et Kin...Pourquoi pas...Mais pas les deux. Je penserai plutôt à Kano. Son pouvoir de défense, et surtout son pouvoir de soin, seraient très utiles dans ce genre de situation. Il faudrait lui demander. Le garçon hocha la tête. Il était probable que Kano accepte. Il maîtrisait le genjutsu, et ses illusions pourraient s’avérer utile, dans un conflit contre plusieurs ennemis. En plus, il avait un bon niveau, et il était vrai que ses capacités étaient intéressantes, et très complètes, surtout pour cette mission. - Et Akira ? Insista Shin. La jeune femme baissa les yeux, gênée. Son frère la regarda en souriant, et posa sa main sur la sienne. Elle lui rendit son sourire. - Je ne crois pas qu’il viendra. - Si tu le lui demandes, il le fera, j’en suis persuadé. Nami tiqua : - J’ai déjà agit de la sorte avec Magyu. Ca suffit pour aujourd’hui, je crois. - Demain alors ? Elle pouffa : - Il accepterait. Probablement. Mais si nos effectifs sont trop importants, il se pourrait que le village soit pris, pendant notre absence. C’est un gros risque que les ninjas de Konoha ne voudront pas prendre. - Magyu a pris des risques pour eux ! Ils pourraient faire ça pour lui ! - Ils ne pensent pas comme nous. Pour nous, un est moins important que tous, mais lorsque un est en danger, tous se mobilisent pour l’aider. Eux, ils abandonnent un. Le garçon donna un coup de poing rageur dans son matelas, qui grinça. Nami secoua la tête, faisant voler ses longs cheveux blancs. Shin en fut ébloui. Elle se recoiffa d’une main, avant de s’étirer, puis de se lever. Elle croisa ses bras derrière elle, se pencha en avant, et déposa un baiser affectueux sur la joue du garçon, qui ne l’avait pas vu venir. Elle se releva, et lui adressa un clin d’œil complice : - Tu dois te reposer - et moi aussi d’ailleurs. Nous reparlerons de ça demain. Bonne fin de nuit. Et elle partit, aussi souple qu'un papillon dans la nuit. _________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
|  | | Magyu Admin


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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Mer 17 Juin - 21:09 | |
| Shin se réveilla très tôt dans la matinée, comme à son habitude. Il était totalement prêt, parfaitement alerte, et résolu à trouver une solution pour sauver son frère. Il s'habilla rapidement, s'équipa de ses armes, et sortit de sa chambre. Il faisait toujours nuit, et la fraîcheur s'était installée dans son appartement. Il frissonna, mais ne s'attarda pas. Il se dirigea d'un bon pas vers la porte de la chambre de sa soeur, qui se trouvait juste à côté, mais se retint de frapper. | Spoiler: | | | *Je ne devrais pas l'impliquer...* |
Il fit demi-tour et, silencieusement, il quitta la maison. Il se retrouva dehors, dans le vent qui soufflait relativement fort. Le garçon rentra ses mains dans ses manches, rentra sa tête dans ses épaules, et prit la direction du quartier général. Il avait à peine fait deux pas qu'une voix l'abordait : - Enfin là ! Le garçon se tourna, la main déjà posée sur le manche de son arme. Il se détendit largement, et rengaina son arme : - Nami...Tu m'as fait peur. Elle était assise, adossée contre le mur. Elle portait une écharpe de tissu, qu'elle avait enroulée autour de son cou, et qui la protégeait du vent. Avec un soupir, elle se leva, s'étira, et rejoignit son petit frère, qui la salua de la tête. Elle voulut détendre l'atmosphère : - Ca doit bien faire une demi-heure que j'attends que tu te réveilles. Le garçon esquissa un sourire, mais il voulait rester concentré. Il se mit en route, et la jeune femme le suivit, pressant le pas pour rester à sa hauteur. Elle arrêta Shin en lui attrapant l'épaule, et il se retourna, la regardant droit dans les yeux : - Doucement...On a même pas de plan. Pas la peine de foncer comme ça...Et pas la peine de me regarder avec ces yeux là... Il baissa la tête. Honteux. - Désolé...Je ne sais pas à quoi je pensais. Elle lui passa un bras autour de l'épaule, et l'entraîna sur la route. Leurs pas ne produisaient presque aucun son dans la rue pavée. Ils marchèrent pendant quelques dizaines de minutes, sans mot dire. Ils étaient unis, et ils n'avaient pas l'intention de briser de moment de communion. Mais ils arrivèrent finalement au Quartier Général, et ils furent obligés de revenir dans leur rôle. Fuyunamida lâcha son frère, qui lui sourit, quelque peu revigoré. Le jeune garçon déclara, juste avant qu'ils n'entrent : - Bon...C'est l'heure d'aller réfléchir._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Mer 17 Juin - 21:19 | |
| La première chose qu'il vit, ce fut une lampe, éteinte, sur un plafond. Il tourna la tête à droite. Cela lui causa une vive douleur, et il serra les dents. La douleur...Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas sentie. Qu'il ne sentait plus rien. Depuis combien de temps avait-il dormi ? Une fenêtre entra dans son champ de vision. Une fenêtre aux volets ouverts. La nuit était noire, sans lune. Des nuages obscurcissaient le ciel. Il n'y avait pas de vent : les arbres ne bougeaient pas. Etrange. Il avait les paupières lourdes. Très lourdes. Bizarrement lourdes. Et pourtant, il avait dormi depuis...longtemps. Il essaya de déterminer où il était, mais il ne pouvait pas bouger. Son corps ne lui répondait pas. Il essaya de se souvenir ce qui s'était passé...avant. Il n'y parvint pas. Tout était flou...Son esprit divaguait, il n'arrivait pas à se rappeler. Il n'avait que de vagues images qui dansaient devant ses yeux, lorsqu'il les clignait. Il les ferma, pour voir. La fatigue le rattrapa. Il s'endormit._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 18 Juin - 21:48 | |
| Shin appuya ses doigts sur ses tempes, tout en se concentrant. Assis sur une chaise, les coudes appuyés sur une table, il pensait. Il pensait à trouver une solution, mais il n'arrivait pas à obtenir une réponse réaliste. Il avait tout d'abord envisagé de réunir tous les volontaires, et de mener une grande attaque contre l'Organisation. Lorsque leurs ennemis se replieraient, ils pourraient trouver leur base, et ainsi retrouver l'antidote de Magyu. Nami lui avait expliqué qu'il ne pouvait pas mener tout seul une opération de cette envergure, et qu'il ne pourrait pas rassembler assez de ninjas pour réussir, car ils devaient protéger le village. Il avait ensuite échafaudé un plan, qui consistait à suivre les combattants de l'Organisation, puis attaquer leur planque. Mais là encore, le problème résidait dans le nombre. Il fallait trouver autre chose. - Nami...Tu as trouvé ? La jeune femme, occupée à taper du bout du doigt sur la table, leva la tête. Elle signala que "non", et retourna à sa concentration. Ils étaient dans une petite salle d'interrogatoire, qui ne servirait probablement à rien avant un moment. Assis l'un en face de l'autre, ils s'étaient mis d'accord pour ne pas sortir avant d'avoir trouvé une idée qui pourrait marcher. Ils n'avaient bien évidemment pas prévenu Kichi, qui les aurait immédiatement empêché de prendre de risques. Ils restèrent assis là un moment. Un moment qui devint des heures. Des heures à se creuser les méninges, qui les épuisèrent autant que s'ils avaient eu à livrer bataille contre des As. L'horloge tinta lorsqu'elle indiqua midi. Nami se leva subitement. Si subitement que Shin sursauta, avant de tomber en arrière. Il lâcha un "Aïe" résigné, et resta allongé là. La jeune femme se précipita vers son frère, et l'aida à se relever, en lui tenant le bras. - Désolée, s'excusa-t-elle en souriant. J'avais faim. - C'est rien...répondit Shin en se massant l'arrière du crâne. Je vais bien... Ils partirent sur un fou rire nerveux, qui leur fit du bien, et qui les rapprocha encore plus. Puis, redevenant sérieux, ils quittèrent la pièce, pour aller chercher à manger. Par chance, ils n'étaient pas loin de l'office où ils pouvaient aller chercher leur ration, et ils se dépêchèrent pour être là avant que la masse des ninjas n'arrive. Ils retirèrent leur plateau, avant d'aller s'asseoir dans une salle dans laquelle étaient alignées des dizaines de tables, longues de plusieurs mètres. Ils commencèrent à manger, avec appétit, et sans un mot. Nami finit de mâcher une tranche de saumon, l'avala, et s'essuya la bouche avec une serviette. - Tu sais, commença-t-elle. Je repense à ce qu'a dit ce type. Il a dit que Magyu viendrait de lui-même se rendre à l'Organisation. - Et alors ? Elle agita ses baguettes dans l'air. - Et alors : comment Magyu peut se rendre à l'Organisation, si il ne sait pas où aller ? Shin plissa les yeux. Visiblement, il entrevoyait quelque chose, mais il ne parvenait toujours pas à mettre le doigt dessus. - Je ne comprend pas. - C'est évident pourtant ! Magyu doit savoir où se aller, pour se rendre à l'Organisation. Il suffit de lui demander. - Non. Il ne le sait pas. Il te l'aurait dit. La jeune femme dévisagea son frère. Elle essayait de lire en lui si sa réponse était le fait de son attachement pour son frère, ou si c'était réellement son avis. Elle ne parvint pas à trancher, mais elle décida de lui faire confiance. Elle hocha la tête, et reprit le fil de son idée. - Donc, Shin, dis moi : comment Magyu peut faire pour trouver ceux qui veulent le capturer ? - Euh...Je ne sais pas...Il...il devrait aller...dans...dans la forêt, non ? - Exactement ! Dans la forêt ! Et qu'est ce que ça signifie ? Shin resta dubitatif, et ne répondit pas. Sa soeur lâcha un soupir résigné, et ferma les yeux. Les contours de son corps devinrent flous. Ses cheveux se raccourcirent, et elle devint Magyu. Elle était son sosie. Sa réplique parfaite. Les mêmes yeux, le même visage, les mêmes oreilles, les mêmes vêtements. Elle était lui, et si le garçon n'avait pas vu sa soeur se transformer devant lui - ce qui lui produisait toujours un drôle d'effet -, il aurait juré que son frère se tenait devant lui. Dérangé, gêné, il détourna les yeux. La main de son frère se posa sur son épaule, et il se dégagea. - Arrête ! S'il te plaît... La jeune femme reprit immédiatement sa forme normale, et s'excusa platement auprès de son frère. Il était vrai que pour lui, voir "Magyu" en face de lui devait être extrêmement perturbant. Elle lui prit la main, et l'empêcha de se lever et de s'enfuir. - Shin...Pardonne moi. Je n'avais pas réfléchi à ce que j'allais faire. Il essuya les larmes qui lui montaient aux yeux, et accepta les excuses de sa soeur, qui s'en voulait visiblement beaucoup. Ils finirent leur repas, en silence, et débarrassèrent leurs bentô. Shin reprit la parole, au moment où ils s'éloignaient. Il se tourna vers sa soeur, grave, et déclara d'un ton décidé : - Ton idée est bonne...mais c'est moi qui le ferai. Nami resta un moment sans comprendre. - De quoi tu parles ? - Je parle de prendre la place de Magyu. C'est la seule solution envisageable, mais c'est moi qui vais le faire. - Hein ? Mais non ! Tu n'y penses pas ! Il la coupa : - Je connais Magyu. Je sais comment il pense. Je sais comment il agit, et plus important, je sais pourquoi. Je peux l'imiter mieux que n'importe qui. Je peux presque devenir lui. Il faudrait... Il se rembrunit, et serra les poings, de rage. - Il faudrait...que je puisse utiliser une technique de métamorphose...Juste ça, et je pourrais espérer trouver l'antidote. Sa soeur lui posa une main sur l'épaule. Elle aurait préféré y aller elle même, mais elle savait pertinemment que si elle se proposait pour la mission, Shin d'abord, et les autres ensuite, se ligueraient pour qu'elle ne prenne pas le risque en personne. Et puis, les arguments de son frère aux cheveux noirs étaient convaincants. Même si elle pouvait imiter le corps de son frère, elle ne pouvait pas imiter son comportement à la perfection. Ca, seul Shin en était capable. Alors, elle décida d'apporter tout son soutien à son frère. Elle allait faire tout ce qu'elle pouvait pour l'aider. - Ne t'inquiètes pas, va. On va trouver une solution. On va travailler, on va s'entraîner, et on va réussir. Ca prendra le temps qu'il faudra, mais on sauvera Magyu. Il fallait l'espérer, tout du moins. Une alerte retentit alors. L'Organisation passait à l'assaut. Encore. _________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. 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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 18 Juin - 22:01 | |
| Le soleil était haut dans le ciel, cette fois-ci. Les oiseaux volaient. Non. Ils fuyaient. En tendant l'oreille, il parvenait à entendre l'écho d'explosions retentissantes, qui faisaient trembler la terre. Ca lui rappelait des souvenirs. Il était seul. Encore. Encore ? Encore. Il se rendit compte qu'il était conscient. Il ressentait des choses. Il les interprétait. Il les comprenait. Il leur donnait un sens. Il progressait. Peut-être qu'il serait capable de bouger. Bientôt. Il regarda autour de lui. Plus loin que la dernière fois. La fenêtre était ouverte. Le rideau ondulait. Il y avait du vent. Un peu. Des fleurs fraîches étaient posées dans un vase, à côté de lui. Quelqu'un était venu, donc, depuis la dernière fois. Qui ? Quand ? Il parvenait à voir où il était. C'était une chambre. Il ne se souvenait pas de ce qui lui était arrivé. Il ne savait pas dans quelle ville il se trouvait. Il essaya de se concentrer sur ses souvenirs. Des flashes lui revenaient. Trop fugaces pour qu'il les comprenne. Il revit cependant une silhouette. Une main. Un éclair de douleur traversa son corps tout entier, et il s'évanouit._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Lun 22 Juin - 20:20 | |
| La lame du garçon transperça un dernier adversaire. Son corps s'agita, puis retomba en arrière, inerte. Le sang coula du fer, et chuta jusqu'au sol, rejoignant une marée plus importante encore. Le garçon leva les yeux. Tant de créatures qui perdaient la vie pour les désirs d'un petit groupe...c'était effarant. Il ne comprenait pas comment elles faisaient pour accepter de se soumettre ainsi, mais en y réfléchissant bien, il en conclut qu'elle n'avait probablement pas le choix. Nami était là aussi. Elles étaient venues en nombre, et avaient peut-être espérer passer, mais c'était sans compter l'incroyable rayon d'action des chaînes de la jeune femme. Elles avaient formé un véritable mur de défense, empêchant tous les monstres de franchir la ligne des défenseurs de Konoha. Shin, toujours très impressionné par la prestation de sa soeur, se dirigea vers elle, une fois leurs ennemis repoussés. - Joli travail, la complimenta-t-il. T'es pas blessée ? Elle haussa les épaules. - Ca va. Shin savait qu'elle avait un peu honte de ne pas combattre elle même, et qu'elle répugnait à voir ses camarades être blessés, alors qu'elle était à l'abri derrière un mur de métal qui agissait pour elle, mais elle savait également que sans ces chaînes, elle ne pourrait pas protéger ceux à qui elle tenait. - Et toi ? Demanda-t-elle. - Ca va. Quelques petites coupures...rien de grave. Elle parut rassurée, et observa la ruelle, dans laquelle les ninjas étaient déjà à l'oeuvre, pour évacuer les corps étendus des chimeras. Un souvenir parut remonter à la surface de sa mémoire, et elle ouvrit grand les yeux, comme si quelque chose d'évident venait de la frapper. - La fille ! S'écria-t-elle soudain. Shin la regarda étonné. Il essuya son arme sur sa tunique blanche, mais déjà souillée de sang. Il plissa le nez, et regarda Nami, qui tremblait d'excitation contenue. - La fille ? Quelle fille ? Le garçon regarda autour de lui, tout en cherchant de qui elle parlait. L'air amusé qu'il arborait s'éclipsa de son visage à une vitesse qui mériterait d'apparaître dans le livre des records. Nami venait de lui jeter un regard si dur qu'il se sentit défaillir. Il recula et leva les mains, en signe de paix. - Ecoute Shin. Il y a quelqu'un qui doit pouvoir nous dire où trouver l'antidote de Magyu. - Quoi ? Qui ? - A l'hôpital, suis moi vite ! Elle s'élança, et en une fraction de seconde, se retrouva sur un toit. Il bondit à sa suite, prenant appui sur un balcon, pour arriver au même niveau qu'elle. Voyant qu'il était derrière, elle repartit. Elle sauta sur la maison voisine. Shin l'imita, et se réceptionna souplement. Elle allait vite, tout en faisant attention à ne pas semer le jeune Hayashi, qui, rappelons le, sortait tout juste de plusieurs semaines de "coma", et qui était encore loin d'être au mieux de sa forme. Ils arrivèrent devant l’imposant bâtiment de l’hôpital, devançant les ninjas qui ramenaient leurs compagnons blessés. La nouvelle de l’attaque s’était répandue, et les infirmières étaient prêtes à accueillir les patients. Elles se tenaient dans le hall d’attente, parfaitement reconnaissables à leur blouse blanches. Lorsque la porte s’ouvrit, laissant entrer Nami et Shin, dont les vêtements étaient couverts de sang, elle se levèrent et s’alarmèrent. - Ce n’est rien ! Il va bien. Nous venons voir une patiente. Les femmes présentes s’écartèrent rapidement, et les deux arrivants purent accéder au bureau qui traitait les informations concernant les patients de l’hôpital. La personne à l’accueil leur demanda qui ils cherchaient. Nami fit claquer ses doigts, en essayant de se rappeler du nom. - Euh...elle a les cheveux rouges...euh...A...Ashura. Oui, Ashura. La jeune femme consulta son registre, ses yeux allant de droite à gauche, cherchant le nom en question. Elle leva la tête, désolée : - Il n’y a personne à ce nom là, je m’excuse. - Vraiment ? Pardon. La jeune Hayashi tourna les talons, et fila comme une flèche. Shin, qui ne comprenait pas, s’élança à sa suite, à la recherche de réponse. Sa soeur fila au quartier général. Elle y entra en coup de vent, manquant de faire tomber un jeune garçon, qui apportait des messages. Elle s’excusa brièvement, et bondit vers les escaliers. Son frère la talonna, et ils arrivèrent presque en même temps devant le bureau de Kichi. Là, elle se recoiffa, reprit son souffle, et frappa à la porte. Shin lui jeta un coup d’oeil surpris. - C’est pour Akira que tu fais tout ça ? Demanda-t-il en désignant ses cheveux qu’elle lissait avec la paume de sa main. Elle tourna la tête vers lui avec une telle vivacité qu’il crut qu’elle allait se dévisser le cou. Un moment, il restèrent sans bouger, à se regarder, avant qu’elle ne lui tire la langue. Ils se sourirent, mais reprirent leur sérieux, lorsque la porte s’ouvrit. C’était Kano. Il les dévisagea, et se regarda derrière lui. - Fuyunamida et Shin Hayashi. Je les laisse entrer. - Bien sûr que tu nous laisse entrer ! Répliqua Nami pressée. Elle ouvrit la porte à la volée, et bouscula le Saitô, qui tituba, avant de se rattraper sur le canapé derrière lui. Kichi leva les yeux, surprise par un tel comportement, et elle se redressa lorsque les deux Hayashi, et surtout la jeune femme, s’approchèrent d’elle. - Kichi, où est Ashura ? Hokage tressaillit, en entendant ce nom. - La fille de l’Organisation ? - Oui. - Celle que tu as ramené ? - Oui ! - La soeur de... - Oui ! Elle ! Où est-elle ? Le personnage le plus puissant de Konoha. Un des quatre ninjas les plus puissant du monde. La femme la plus impétueuse du village. Celle dont la réputation suffisait à faire trembler même les plus audacieux...Cette femme là baissa la tête, de honte. En voyant cela, Nami craignit le pire. - Où !? Kano s’approcha derrière elle, de sorte à pouvoir intervenir si les choses dérapaient. Shin sentit sa présence, et sa main gauche glissa jusqu’au manche de son wakizashi. On était jamais trop prudent. - Elle n’a pas été admise à l’hôpital...comme les autres patients. J’ai pensé que ça créerait des problèmes...Elle est dans une salle privée, et c’est moi qui me charge d’elle. - Conduis moi jusqu’à elle. - Euh...je suis occupée, là. - C’est une question de vie ou de mort, Kichi ! Hokage jeta un coup d’oeil à Kano. Il se détendit, et s’approcha du bureau, en s’inclinant légèrement. - Tu veux bien me remplacer. Je reviens d’ici peu. Elle se leva, et accompagna les deux Hayashi dehors. Elle ferma la porte, et les entraîna dans un couloir peu fréquenté, sans dire un mot. Visiblement, elle avait des questions à leur poser, mais dans un endroit où ils ne seraient pas entendus. Elle regarda à droite, à gauche, et s’engouffra dans une pièce. Nami hésita, mais Kichi lui prit la main, et la tira à l’intérieur. Shin les suivit. Hokage ferma la porte et se retourna vers ses interlocuteurs, une lueur mauvaise dans le regard. - Nami ! Il va falloir que tu te calmes un peu ! Tu crois que je ne sais pas pourquoi tu veux voir cette fille ? Tu penses trop à ton frère, si tu veux mon avis, et tu devrais arrêter. Je travaille sur son cas aussi souvent que possible. La jeune femme aux cheveux blancs, surprise par cette attaque sans sommation, riposta avec la même vigueur. - C’est mon frère ! Tu ne te soucierais pas pour Anass, s’il était à la place de Magyu ? Et puis tu dis que tu essaies de l’aider, mais combien de temps as-tu passé sur son cas, depuis qu’il est enfermé !? Hein ? - Je ne peux pas me consacrer uniquement à sauver Magyu. Je dois m’occuper de tout un village, de centaines de personnes ! Tout doit fonctionner, et c’est moi qui doit tout gérer ! Alors ne fais pas comme si je passais mon temps à me reposer ! Nami, piquée au vif, répliqua, acide : - Tu te fiches de Magyu ! Pas moi ! Je vais aller l’aider, alors maintenant, dis moi où est Ashura, que je puisse l’interroger ! - C’est toi qui l’a attaché, je te rappelle. De tes propres mains ! Alors ne me met pas la faute sur le dos ! La Hayashi envoya une gifle cinglante à la chef du village caché des feuilles, qui lâcha un cri de surprise. Elle se reprit bien vite, et gifla à son tour Nami, qui recula de quelques pas, sous la force de l’impact. Kichi était connue pour sa force brute impressionnante, et la soeur de Shin venait d’en faire les frais. Le garçon resta ébahi par la scène qui se déroulait devant lui, et il jeta un coup d’oeil à Kano, qui parvenait à masquer ses émotions derrière un masque de froideur, mais nulle doute qu’il devait être perplexe à l’intérieur. Nami, vexée par la claque, et blessée par les mots, tourna les talons, et sortit de la pièce, en claquant la porte. Shin la suivit, tout en s’excusant auprès de Hokage, qui était retournée s’asseoir à son bureau. Il attrapa sa soeur par le bras, et la força à s’arrêter. Elle céda brutalement aux larmes, et dut s’appuyer sur un mur pour ne pas s’effondrer. Elle se laissa glisser jusqu’au sol, et enfouit la tête dans ses mains. Ses épaules, secouées de sanglots, s’agitaient à un rythme irrégulier, et elle semblait en cet instant fragile comme une brindille. Elle gémit : - Pourquoi ça se passe toujours comme ça ? Elle inspira profondément et bruyamment, en essayant de reprendre son souffle. Elle poussa une longue plainte déchirante, et ses sanglots redoublèrent : - Pourquoi est ce que je ne peux jamais rien faire de bien ? - Nami... Shin attrapa les épaules de sa soeur. Elle tendit ses bras vers lui, et enfouit son visages mouillé de larmes dans le creux de l’épaule du garçon. Il la serra contre lui. - Shin...J’ai encore tout fait rater... - Mais non. On va retourner voir Kichi, et tout va s’arranger. Elle leva les yeux, étonnée. - Kichi ? Mais... - Allez viens. Le garçon tendit sa main à sa soeur, qui la prit. Elle se remit debout, et s’essuya les yeux dans ses manches. Shin frappa à la porte. Il n’eut pas à attendre très longtemps pour qu’une voix lui réponde : - Entrez. C’était Kano, sans nulle doute possible. Shin ouvrit la porte. Ce qu’il vit ne le surprit pas plus que ça. Kichi, en train de se débattre contre Kano, qui faisait de son mieux pour réparer la coupure qu’elle avait à la lèvre, et qui saignait le long de son menton. Nami entra, et devança Shin. Le garçon, légèrement inquiet, la laissa passer. Il préférait ne pas intervenir. Elle s’approcha, et contourna le bureau. Kano s’écarta. Il ne désirait pas prendre partie dans la dispute, et voulait sans doute éviter de se retrouver entre le marteau et l’enclume. Les deux femmes se faisaient face, les muscles bandés, et le fait que l’une soit assise, et l’autre debout, n’en mettait aucune en position ni de force ni de faiblesse. Nami se baissa alors. Elle ne s’inclina pas, elle posa un genou au sol, et baissa la tête, dans un signe évident de soumission. Des larmes coulèrent sur le tapis. - Hokage Sasaki Kichi. Je vous présente mes plus plates excuses pour mon comportement déplacé et inacceptable. J’accepterai le châtiment qui vous semblera approprié. Shin ouvrit de grands yeux. Jamais il n’avait vu sa soeur dans cet état, et cela lui fit un effet bizarre. Elle répétait cette phrase comme si c’était quelque chose qu’elle connaissait par coeur, qu’elle avait eu l’occasion de dire à de nombreuses reprises auparavant. Kichi aussi parut surprise par cette attitude qui tranchait avec la Nami que l’on connaissait d’habitude. - Hayashi Fuyunamida... Elle avait pris un ton qui allait de pair avec sa fonction. Un ton dur, froid, dénué d’émotions et d’empathie. Un sourire naquit sur son visage. - Montre moi ta joue, idiote. Nami leva les yeux. Ils étaient embués de larmes. Son regard exprimait l’incompréhension. En voyant le regard amical de Kichi, un sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire qui n’exprimait aucune joie, mais la gratitude qu’elle éprouvait vis à vis de la décision de Hokage. Elle se releva, avec la souplesse de l’habitude, et s’assit sur le bureau. Le chef du village des feuilles composa des signes incantatoires, et employa son ninjutsu médical sur la joue de la jeune femme. Rapidement, sa joue enflée retrouva sa taille normale. Kichi sourit satisfaite, et passa ses doigts sur la peau de la jeune femme, pour voir s’il n’y avait aucun problème. - Ca va ? - Aucun problème. - Nami...Je suis désolée. Tu avais en partie raison. Je ne voulais pas prendre le risque d’aider Magyu. Mais je crois que j’ai fait une erreur. Je vais faire tout mon possible pour vous aider. Promis. Nami s’inclina, en remerciement. - Et moi...Je suis dés... - Tu l’as déjà dit. Laisse tomber. Maintenant, travaillons sur l’opération : Récupération de l’antidote. _________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Lun 22 Juin - 21:12 | |
| La porte se referma bruyamment. Il se réveilla. Ses membres étaient douloureux. Il avait l'impression d'avoir été inactif pendant trop longtemps. Avec un gémissement, il parvint à ouvrir les yeux. La douleur ne le quittait pas. La fenêtre était fermée. Il faisait beau. Il avait envie de sortir. Par un suprême effort de volonté, il parvint à déplacer sa jambe droite, qui se retrouva à l'air libre. Il faisait frais. Avec une grimace, il fit glisser la jambe gauche. Il se retrouva dans une position désagréable, avec les jambes à 90 degrés par rapport au corps. Il se redressa, malgré la douleur lancinante qui l'envahissait progressivement. Il parvint à se mettre en position assise. Sa vue se troubla. Il ne pouvait pas se déplacer correctement. Il se leva en titubant, comme un ivrogne, et fit quelques pas en avant. A tâtons, il parvint à trouver le rebord de la fenêtre, qui se trouvait à moins d'un mètre cinquante de son lit. Ses yeux étaient à moitié clos, et il ne voyait plus correctement. Ses doigts coururent sur la poignée, et il réussit à la ouvrir. Il passa la tête à l'extérieur. Un vent frais soufflait, relativement fort. Il appréciait. Un sourire béat sur le visage, il se laissa tomber. Son corps bascula par la fenêtre, et il chuta, de plusieurs mètres de haut._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 9 Juil - 14:15 | |
| Le garçon poussa un hurlement strident. Il avait l'impression que sa peau allait se déchirer, et qu'il allait sortir de son corps. Une sensation terrible le prit, et il se pencha pour vomir. A cause de cette toxine, il se sentait toujours nauséeux. Les chaînes cliquetèrent autour de lui, et il leur jeta un regard noir. Véritablement noir. Ses yeux jadis violets avaient pris une teinte si sombre qu'ils ressemblaient à deux billes de charbon incrustées sur un visage pâle. Ses cheveux étaient en bataille, mal coiffés, et couverts de poussière. Ils étaient devenus gris, ternes. Il avait le contour des yeux rougis, d'avoir trop pleuré, et désormais, son coeur était sec, comme de la pierre. Il était de pierre. De là où il était, il ne pouvait pas parler avec qui que ce soit. Personne n'était venu le voir, et les rayons de la Lune n'arrivaient même pas jusqu'à lui. Il se sentait atrocement seul. Mikan n'était pas là. Shin n'était pas là. Nami l'avait accroché, enfermé, emprisonné, abandonné dans cet endroit reculé, isolé. Il n'était pourtant pas un paria. Il n'était pourtant pas un monstre. Avaient-ils besoin de tant de précautions ? Avec un sourire carnassier, il agita son bras. Quatre chaînes suivirent le mouvement. Prisonnier comme un animal dangereux. Il poussa un hurlement de rage, et se jeta une nouvelle fois contre la vitre qui le séparait du monde extérieur. Avant d'y arriver, il fut retenu par le métal, qui le projeta en arrière. Il faillit s'étrangler, mais il rata son coup, et resta étendu là, sur le sol, à reprendre sa respiration. Il avait l'impression de ne jamais avoir été dehors. Tout ce qu'il avait pris pour acquis, il s'en retrouvait privé. Et soudain, tout lui semblait faux. Avait-il jusqu'alors vécu dans un rêve ? Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il roula sur le côté, et s'appuya sur ses coudes pour se relever. Tout cela, c'était la faute de sa soeur. Elle avait profité de lui. Elle avait exploité son amour pour elle, et il s’était laissé faire, parce que sur le moment, il n’avait pas le choix, et qu’il ne pensait pas réellement aux conséquences. Mais il avait eu largement le temps de réfléchir, et il se rendait compte à quel point son comportement avait été stupide. Comment avait-il pu obéir aveuglément à sa soeur, alors qu’elle était en train de le lier. Il n’avait été capable que de pleurer, et de gémir, comme une misérable créature incapable, alors qu’il aurait pu combattre, s’enfuir, s’échapper, courir jusqu’au bout du monde. Il avait été capable de se tenir éloigné de sa famille pendant huit mois. Il pouvait recommencer. Mais il s’était laissé piéger ! Piégé ! Lui ? Comment était-ce possible ? Il se releva, tant bien que mal, et s’approcha du mur. Il ne parvint même pas à le toucher. Il ne pouvait même pas s’approcher à moins d’un mètre de la fenêtre. C’était plus qu’humiliant. Il avait été trompé, manipulé, utilisé ! Et il allait leur faire payer. Cher ! Il n’était plus celui qu’il était avant. Son nom, il s’était efforcé de l’oublier, et si cela lui coûtait, il y trouvait un avantage. Désormais, il pouvait devenir celui qu’il voulait. Il n’avait plus à se soucier de sa réputation, de sa famille. Il n’était plus rien, et grâce à ça, il pouvait devenir n’importe qui. Il éclata de rire, et s’assit par terre. Il allait devenir celui qu’il aurait dû être. S’il n’avait pas rencontré cet homme, ce jour là, il y avait huit ans, il n’aurait jamais connu tout ces sentiments désagréables : la tristesse, la douleur, la peine. Il aurait vécu avec Mikan. Ils auraient partagé une vie simple, faite uniquement de bonheur. Et tout cela lui avait été volé ! Mais en perdant son nom, il perdait tout ce qui suivait ce moment. Il allait pouvoir tout recommencer. Il frappa le sol de son poing. Ses jointures se mirent à saigner. Il passa sa langue dessus. Le goût du sang. Il allait devoir s’y habituer à nouveau. C’était plutôt bon. Salé. Il se figea. - Qui est là ? Quelqu’un pouffa dans son dos. Il avait entendu une sorte de toussotement, et il avait réagi rapidement. Mais la personne derrière lui devait sans aucun doute dû vouloir qu’il la remarque, sans quoi elle aurait pris plus de précautions. D’ordinaire, il entendait uniquement les gens lorsqu’ils respiraient, ou qu’ils se déplaçaient. Mais là, c’était différent. Il choisit de ne pas se retourner, marquant ostensiblement son mépris pour le nouvel arrivant, quel qu’il soit. - Tu ne me connais pas, lui répondit quelqu’un. Il frémit. La voix était celle d’une jeune fille, mais elle n’avait rien d’humain. Aucune chaleur ne s’en dégageait. Ce n’était pas quelque chose de vivant. Pas quelque composé de chair et de sang. Il résista à la tentation, et ne se retourna pas. La voix métallique continua : - Je suis venue te voir. Il ne répondit pas, et attendit la suite, impatient de savoir qui il allait tuer en premier. - Je sais ce qui te tracasses. Je sais tout. C’est ta soeur. Elle t’a enfermé ici, et tu lui en veux, c’est ça ? - ... - Et puis tu en veux à ton frère, aussi. - Je n’ai pas de frère. Ni de soeur d’ailleurs. Alors repars d’où tu viens, sinon je vais te trancher la gorge. Elle pouffa encore. - Avec ces chaînes ? - ... - Je suis désolée. Je ne voulais pas te blesser. Je veux t’aider, tu sais. Je pourrais t’aider à sortir d’ici, par exemple. - Pour quoi faire ? Demanda le garçon, néanmoins intrigué. - Tu es doué. Tu es quelqu’un qui a donné son sang pour les autres. Et ces gens ne te remercient pas. Ils continuent à te prendre pour une bête. Et au moindre signe de danger, ils t’enferment. Avec nous, tu seras traité à ta juste valeur. - Je refuse. Il y eut un silence gênant qui s’installa. Un silence qui était probablement gênant pour la jeune fille, mais dont il se délectait. Il voulait voir jusqu’où sa proposition tenait. Il avait décidé de tirer profit des gens, désormais. Elle reprit. - Je comprend ta colère, mais elle doit être dirigée. Si tu t’enfermes dans la solitude, tu n’accompliras pas ta vengeance. Ne t’inquiète pas. Je serais avec toi tout le temps. Il ne t’arrivera rien. Elle avait l’air sincère, mais il avait eu sa dose de sincérité fausse. Il ne pouvait pas non plus accorder sa confiance à la première venue. Si elle pouvait l’aider à sortir d’ici, il n’hésiterait pas à accepter son aide, mais au moindre faux-pas de sa part, il s’occupait d’elle. Cependant, il ne pouvait pas nier que son propos l’intéressait. Surtout savoir comment elle avait fait pour arriver jusqu’à lui, et comment elle comptait faire pour le faire sortir, alors qu’il était dans une cellule ultra protégée. - Je ne t’ai pas entendu entrer, déclara le garçon. - Je ne suis pas entrée, répondit-elle. Il sourit. Elle avait un sacré sens de la répartie. Elle voulait le forcer à poser une question, pour susciter son intérêt. Il ne tomba pas dans le panneau. - Un jutsu alors. - Presque. - Et ton nom ? - Himi, et toi ? Il hésita un bref instant. Puis un sourire s’afficha sur son visage. Sa nouvelle identité, il venait de la trouver. Ou de la retrouver, pour être exact. Avec un sourire carnassier sur le visage, il répondit : - Yukio. Il se retourna, pour enfin voir à qui il avait à faire, mais elle était déjà partie. Non, disparue. Il fallait qu’il prévienne Mikan. Le furet accepterait-il sa décision ? Il n’en savait rien. Mais il n’avait pas l’intention de tenir compte de son avis. Trop longtemps, Mikan avait été du côté de Nami. S’il continuait, il deviendrait son ennemi. Ce n’était pas une décision facile à prendre, mais le moment venu, il devrait faire un choix...il devait se préparer à toute éventualité._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
|  | | Magyu Admin


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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 9 Juil - 14:15 | |
| - Concentre toi. - Je me concentre. - Ne me réponds pas. - D’accord. Nami poussa un soupir résigné, et s’étira. Shin ouvrit les yeux. Il savait. - Je suis décevant, avoue. - Non. Pas décevant. Intriguant, c’est tout. J’ai juste l’impression que quoi que j’essaie, ça ne marche pas, et ça me perturbe un peu. Il baissa la tête, et Nayami frotta sa joue contre la sienne. Ce n’était pas de sa faute, mais c’était bien lui qui avait du mal à maîtriser cette technique. Il n’en comprenait pas la raison, mais ce handicap pouvait lui coûter cher, et pas seulement à lui, mais également à son frère. Malgré tout, il se devait d’essayer, et même de réussir. Et pourtant, la métamorphose était une technique basique, que même les ninjas les moins doués maîtrisaient. Il se sentait lamentablement nul, et parfaitement incapable de faire quoi que ce soit. C’était désespérant. Il se leva, et s’étira à son tour. Cela faisait presque trois heures qu’ils étaient enfermés dans le bâtiment qui leur servait de quartier général. Ils n’avaient pas pu interroger Ashura, qui dormait profondément à leur arrivée. Secouée par son violent combat contre Magyu, et par le choc émotionnel qui s’était produit lorsqu’elle avait retrouvé sa soeur, elle avait eu du mal à s’en remettre, et il avait fallu lui injecter des sédatifs pour qu’elle se calme. Bien plus impulsive que sa jeune soeur, elle avait essayé de s’échapper, en prétendant que sa soeur était morte, et que ce n’était qu’une réplique : probablement ce que son maître lui avait dit pour qu’elle continue à le servir. Et ça avait bien fonctionné, car il avait bien fallu une heure pour lui faire voir la vérité. Elle n’avait pas bien supporté le choc. Shin déboucha une bouteille d’eau, laissa la Nayami passer avant lui et but une gorgée. Elle était fraîche et pure. Un délice. Il fit la grimace. Son frère ne pouvait pas profiter de ces plaisirs simples. C’était indigne de sa part de se comporter de la sorte. Il reposa la bouteille, et s’éloigna de quelques pas, comme si c’était un objet dangereux dont il fallait se méfier. Il était devenu à moitié paranoïaque. Nami lui jeta un regard étonné. - Elle est pas bonne ? Demanda-t-elle en désignant le liquide incolore. - Si si...C’est pas ça. C’est juste que j’ai pas très soif en vérité. Elle fit la grimace, mais ne fit aucune remarque. Elle était habituée à ses moitiés de mensonges, et à ses demi-vérités. Elle n’allait pas le blâmer pour ça, sinon elle n’en finirait pas. C’était incroyable de voir comme il avait changé durant ses huit mois. Lui qui auparavant était si joyeux, il était devenu sombre et triste. Il essayait de s’occuper pour se changer les idées, mais c’était à l’évidence un masque qu’il portait, pour dissimuler ses vrais sentiments, chose qu’il ne faisait pas bien. Autant Magyu était doué pour ne laisser transparaître aucune émotion, autant il était facile de savoir quand Shin mentait. Mais elle ne pouvait pas le forcer à dire toute la vérité. Ce n’était pas toujours une bonne chose, et elle savait qu’il valait mieux le laisser réfléchir tout seul, pour qu’il apprenne à trouver la bonne solution. Il dépendait un peu trop des décisions des autres, et il avait parfois du mal à donner son véritable avis. Elle voulait faire en sorte qu’il développe son esprit critique, et ce n’était pas chose facile, tant il était attaché à Magyu et à elle. Shin regarda sa soeur. - A quoi tu penses ? - A rien, répondit-elle distraitement. Je pense juste qu’il serait temps d’aller manger quelque chose. Je meurs de faim. Tu viens ? - Je n’ai pas faim. - Oh mais tu mangeras quand même, fais moi confiance. Il sourit, mais ne répondit pas. Naya avait l’air affamé, et il ne rechignerai probablement pas à prendre la part de son compagnon. Même si le repas était plus gros que lui. Ils se trouvaient au dernier étage de la bâtisse, comme à leur habitude. Habitude prise depuis longtemps déjà. Ils descendirent les escaliers, en bavardant tranquillement. Les chimeras ne s’étaient pas présentées depuis quelques jours déjà, et ils avaient eu l’occasion de se reposer, et de se relaxer. Ils étaient frais et dispos, même s’ils gardaient en permanence leurs armes sur eux. En sortant de la maison, ils tombèrent nez à nez avec Kazumi. Elle portait une tenue très sobre : une cape de voyage brune qui couvrait une tenue noire et rouge, prêtée par Kichi, probablement. Elle s’habillait avec goût, et ce, malgré le peu de vêtements dont elle disposait, ce qui était étonnant, lorsqu’on connaissait son rang, et son passé, avant qu’elle ne prenne les armes. Shin ne la connaissait pas beaucoup. Il savait juste qu’elle avait rencontré Magyu pendant les huit mois où ils avaient été séparés. Il avait également appris qu’elle était en réalité une princesse, à qui on avait volé son royaume. Il avait du mal à se faire à l’idée qu’une princesse puisse se battre avec des armes de 60 kilos chaque. En l’occurrence, elle les portait accrochée dans son dos, tête vers le bas. Malgré lui, le garçon s’interrogea intérieurement : | Spoiler: | | | *Comment fait-elle pour ne pas tomber ?* |
- Salut Kazumi ! Déclara Nami avec enthousiasme. La jeune fille lui répondit poliment, avec un sourire. Elle salua Shin, également, et se tourna vers la plus âgée des deux Hayashi, qui reprit la parole : - Ca t’intéresserait de venir manger avec nous ? La jeune fille hésita, et jeta un coup d’oeil en coin à Shin, qui ne savait pas trop ce qu’il signifiait. - Si ça ne vous dérange pas. Peut-être que vous voulez rester en famille... - Mais non mais non. Ne t’inquiètes pas. Allez viens avec nous, on va aller chercher nos rations. Les trois compagnons prirent le chemin de l’office qui s’occupait de distribuer à chaque ninja ses repas quotidien, pour veiller à ce que le village ne soit pas affamé. Nami se plaça au milieu de leur trio, et fit la conversation avec Kazumi, qui était encline à discuter. Shin resta légèrement en retrait, il n’était pas d’humeur à parler, et il n’avait pas véritablement envie de s’amuser comme tout le monde, alors que son frère était en train de pourrir dans une prison souterraine. Les gens avaient tendance à oublier facilement. Il ne tomberait pas dans ce travers. Ils prirent leur repas sans aucun problème, car la plupart des ninjas avaient déjà mangé, et lorsqu’ils entrèrent dans la “cantine”, celle-ci était vide. Ils s’installèrent à une table, et déposèrent leurs plateaux. - Bon appétit ! Chantonna Nami en brisant ses baguettes. - Merci beaucoup. A vous aussi, répondit Kazumi, tranquillement. Shin brisa ses baguettes à son tour. - Bon appétit les filles ! Il commença à manger avec enthousiasme, tout en laissant le furet picorer dans son assiette, à sa guise. Il ne voulait pas “plomber l’ambiance”, et il fit en sorte de paraître enjoué. En même temps, il se rendait compte qu’il se mentait à lui-même, et qu’il faisait le jeu de sa soeur. Peut-être qu’elle avait entendu Kazumi arriver, et qu’elle avait fait exprès de terminer l’entraînement à ce moment là, pour qu’ils la rencontre, et que le garçon se sente obligé de manger. Il regarda sa soeur, qui lui adressa un sourire malicieux. Il fit la moue.
| Spoiler: | | | *Avec elle, on est jamais sûr de rien* |
Kazumi entama son repas. Malgré lui, Shin l’observa. Bizarrement, dans tout ce qu’elle faisait, dans chacun de ses gestes, elle était gracieuse. Elle ne ressemblait à personne d’autre en cela. Son port de tête, son maintien, la position de son corps, la manière dont elle tenait ses baguettes, la manière dont elle se penchait pour prendre son verre. Tout semblait calculé, prévu à l’avance, codifié. Peut-être une déformation professionnelle. Il avait du mal à concevoir comment on pouvait être à ce point imprégné par les leçons qu’on avait apprises par le passé, car il n’avait jamais appris ces fameuses “bonnes manières”, mais probablement que pour elle, c’était aussi naturel que respirer ou parler. Shin nota avec étonnement qu’elle n’avait pas de viande dans son assiette. Ses plats étaient composés exclusivement de riz, de poisson et de légumes. Bizarre. - Profitez bien de votre repas, déclara-t-elle en s’essuyant la bouche avec une petite serviette. - Comment ça ? Demanda Nami. - Les rations normales sont arrivées à terme. Il va falloir réduire les portions. Et ça ne va pas aller en s’arrangeant. Plus les combats continueront, moins nous allons avoir à manger. Et je n’ose pas imaginer ce qui va se passer quand nous n’aurons plus rien. - Est-ce que Kichi a envoyé des émissaires à Suna pour qu’ils nous viennent en aide ? - Je ne crois pas. Elle ne m’en a pas parlé en tous cas. Je lui poserai la question. Shin écoutait la discussion d’un air distrait. Il tendit la main vers le sel. Son plat en manquait vraiment. Il posa sa main sur quelque chose qui n’avait rien à voir avec du sel. C’était à l’évidence de la peau. De la peau nue. Fraîche. Il leva la tête, pour voir de quoi il s’agissait. Il croisa le regard de Kazumi. Sa main à lui était posée sur sa main à elle. Il la retira vivement, en s’excusant platement. Elle resta figée. Ses joues devinrent soudain rouges comme le son vêtement, elle détourna les yeux. Elle prétexta une quinte de toux pour dissimuler son visage. Shin bafouilla quelque chose, mais elle ne l’écouta pas. Elle se redressa, après avoir finalement repris le contrôle d’elle même, et regarda Nami droit dans les yeux, sans même ciller, ce qui était un exploit que peu de personnes étaient capables de faire. En même temps, la jeune Hayashi ne désirait nullement s’opposer à elle, et elle ne força pas. - Je pense que je vais y aller de ce pas, déclara-t-elle avec raideur. Elle se leva, en faisant glisser sa chaise, rangea son plateau, récupéra ses armes, et s’éloigna. Shin aurait voulu s’excuser, mais elle ne lui en avait pas laissé le temps. Il faudrait qu’il se débrouille pour lui parler, avant qu’un malentendu gênant s’installe. Fuyunamida jeta un regard amusé vers son frère, qui leva les mains. - Ne te méprend pas ! Ce n’est pas ce que tu crois. - Shin s’intéresse à Kazumi, donc. Je pensais pas. - Non ! Ce n’est pas du tout ça. Je l’ai pas fait exprès. Elle sourit, et plissa ses yeux violets, perçants. - Ah vraiment ? Shin recula légèrement, avant de passer à l’offensive. Dans ce genre de situation, mieux valait attaquer. - Et toi avec Akira, hein ? Vous en êtes où ? Nami s’empourpra brutalement, elle ouvrit de grands yeux, et se redressa. Shin savourait déjà sa victoire. Elle bafouilla quelque chose, et le garçon sourit, de la voir - pour une fois - si décontenancée. - Je te propose une trêve. Ne parlons plus de nos histoires de coeur. D’accord ? - Ce n’est pas une histoire de coeur ! Répliqua Shin. - Autant qu’entre moi et Akira. - Tu vois qu’il y a quelque chose ! - Je n’ai jamais rien dit de tel, monsieur “je caresse la main de miss Kazumi” - Tu n’as pas répondu à ma question, je te rappelle. - Tu es trop jeune pour ça ! - Tu vois que j’ai raison ! Il y a bien quelque chose ! - Non ! - Si ! Et ils continuèrent ainsi, bien après que le soleil ne soit couché sur le village, à se chamailler, essayant d’oublier leurs soucis, et d’oublier que la guerre n’était pas encore finie. Qu’il y allait y avoir d’autres morts, et qu’ils en feraient peut-être partie..._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 9 Juil - 14:19 | |
| Il devait attendre. Attendre que la personne avec qui il avait parlé vienne le délivrer. Ce n’était pas une tâche aisée, car le fait de savoir qu’il allait bientôt retrouver la liberté lui pesait. Il ne pouvait pas réellement dire qu’il était impatient, car il n’avait aucune certitude quant à ce qu’il trouverait là bas, mais ça ne pouvait pas être pire qu’ici. De toute façon, une fois dehors, il ferait uniquement ce qu’il voudrait. Ils pourraient être cent ou mille, ils ne le prendraient pas vivant, s’il n’avait pas décidé de se laisser prendre. C’était ainsi qu’il voyait les choses désormais. Cela faisait une éternité qu’il attendait. Il attendait, et il ne savait pas ce qu’il attendait. Un signe ? Une apparition ? Une explosion ? Il avait de sérieux doutes quant à la véracité des dires de la jeune fille qui était venue le voir. Et de toute façon, il ne croyait plus en personne. Mais il s’interrogeait tout de même. Pourquoi aurait-elle voulu venir le voir, si ça n’avait été que pour le laisser finalement moisir dans sa cellule. Elle n’était certainement pas envoyée par Hokage, ni par Nami. Mais par qui alors ? Par l’Organisation ? Ils s’étaient infiltrés dans le village ? Le garçon haussa les épaules. Ce n’était plus son problème maintenant. Il s’en fichait. Tout ce qui importait, c’était de sortir de là, et au plus vite. Il attendit longtemps. Il commença à compter les secondes, et à noter combien de fois on lui apportait son repas. On lui en apporta neuf, avant qu’il n’aie un nouveau contact. Il était assis par terre, en tailleurs, occupé à compter dans sa tête. Il revoyait les chiffres, et comptait jusqu’à ce que son esprit ne trouve pas le mot adéquat, pour passer au nombre suivant. Alors, il reprenait son exercice en sens inverse. C’était absolument passionnant, et cela avait au moins le mérite de tuer le temps... - Yukio ? Il se retint de sursauter. Il n’avait rien entendu du tout. La fille était de retour. Il choisit, comme la fois précédente, de ne pas se retourner. - Je n’ai pas bougé. Elle ne répondit pas immédiatement. - Je suis désolée...mais je ne peux pas venir te libérer... Bizarrement, entendre ça ne provoqua aucune réaction de surprise en lui. Il poussa un hurlement de rage, attrapa l’assiette devant lui, et la projeta dans la direction d’où venait la voix. Son ouïe fine avait parfaitement localisé l’emplacement de sa cible, et sans regarder, il savait qu’il avait visé juste. Au passage, il se retourna, et bondit vers sa proie. Il n’eût même pas le temps de la voir, qu’il était déjà assez près pour frapper. Il donna un coup avec toute son énergie, dans la silhouette qui se dessinait devant lui. Il manqua sa cible. Enfin, ce fut ce qu’il crut. Plus exactement, il passa au travers, comme si la fille n’avait jamais existé. Surpris, il resta sans bouger, sans se retourner. Il attendit. Il attendit qu’elle lui explique. - Je crois que tu l’auras compris...je ne suis pas vraiment là. Ca répond probablement à la question que tu te posais, quant à savoir comment j’étais entrée, hein ? - ... Gênée, elle continua : - Tu ne m’as pas laissé finir. Je disais que je ne pouvais pas venir te libérer en personne. Konoha a fermé ses portes, et il est impossible que j’y entre sans me faire repérer. Et je suppose que tu n’accepterais pas que quelqu’un d’autre que moi vienne, n’est-ce pas ? Il ne répondit pas, mais c’était tout comme. - J’ai néanmoins une solution. Ne t’inquiètes pas. Laisse moi te détailler mon plan. Tu es actuellement dans une cellule ultra-sécurisée, totalement coupée du monde. Cette cellule est prévue pour que personne ne s’en échappe, et pour que personne ne puisse la trouver. Son emplacement secret est parfaitement protégé, par des barrières et des sceaux qui empêchent la destruction des portes, qui mènent au bout de ce long tunnel dans lequel tu te trouves. La nourriture que tu reçois est préparée à la surface, et apportée ici par un tuyau qui descend jusqu’aux cellules. Personne ne vient jamais ici. - Et ton plan ? - J’y viens. Personne ne vient jamais ici, car les seules personnes qui sont transférées ici sont des prisonniers de haute sécurité, qui sont considérés par toute la population comme extrêmement dangereux. Peu de gens auraient envie de les voir libres, et les sceaux empêchent ceux qui auraient envie de se servir de leur potentiel pour obtenir ce qu’ils désirent, de les libérer. Cependant, tu changes complètement la donne. - Comment ça ? - Parmi ces prisonniers, tu es le seul qui a encore des contacts avec le monde extérieur. Tu es le seul qui peut espérer avoir une visite. Et si pendant cette visite..quelqu’un en qui tu places toute ta confiance te délivrais, tu pourrais aisément franchir les défenses, sans aucun soucis. Mais c’est à toi de décider qui doit te délivrer. Tu dois être certain qu’il ou elle le fera. S’il te trahit...alors je ne pourrai rien faire pour toi, mais si ça réussit, sache que je t’attendrai au Sud de Konoha. Il y a un petit temple, qui se trouve là bas. Je t’y attendrai tous les jours, à partir de minuit, pendant une heure, et ce, pendant une semaine, grand maximum. Si tu n’est pas venu dans sept jours, je ne pourrai plus rien pour toi. Est-ce que tu m’as compris ? - C’est très clair. - Je te souhaite bonne chance, Yukio. Tu vas en avoir besoin. - Je voudrais juste savoir une chose. - ... - Himi ? Il se retourna. Elle était déjà partie. Non, disparue. Sans un bruit, comme d’habitude. Il n’avait pas pu lui poser sa question, et probablement qu’il n’aurait pas l’occasion de le faire, avant qu’il ne la rencontre en chair et en os. Et il n’avait que sept jours pour cela. Il compta sur ses doigts : cela faisait vingt et un repas. Il devait se dépêcher. Mais il avait déjà un plan. La fenêtre de sa cellule donnait sur une pièce remplie de stalactites. Ce n’était pas le décor le plus passionnant qu’il ait vu. Il ne pourrait pas se servir de cet endroit. Par contre, les paroles de la jeune fille avaient attiré son attention sur quelque chose. Il s’approcha de la porte, le plus près qu’il put, et, une assiette dans chaque main, attendit. Les heures défilèrent. Il avait totalement perdu la notion du temps, et il ne savait pas si c’était le jour ou la nuit, mais il savait qu’il devait faire vite, s’il voulait avoir une chance, après être sorti, de pouvoir trouver sa “tutrice”. A un moment, il entendit effectivement un bruit. Ce bruit caractéristique, d’un objet qui glisse sur du métal, attira son attention. Il savait que le moment était bientôt venu. A quatre pattes par terre, il devait se concentrer pour réussir. Comme d’habitude, la petite trappe s’ouvrit. Quelques secondes, à peine le temps de laisser passer l’assiette, avant de commencer à se refermer. Le garçon en profita. Il fit glisser l’assiette dans sa main gauche, puis celle dans sa main droite, et attendit. Elles filèrent vers l’assiette pleine, et la percutèrent de plein fouet, l’une après l’autre. Les deux chocs successifs furent suffisants pour renvoyer le plat d’où il venait. Et comme il l’avait prévu, il coinça le mécanisme de la trappe. A partir de là, on aurait pu croire qu’il ne pouvait rien faire. N’importe quel autre prisonnier aurait obtenu comme résultat d’être incapable de recevoir de la nourriture. Mais pour le garçon, c’était différent. Désormais, il avait un moyen de communiquer avec l’extérieur. Pas normalement, non. S’il avait crié, même de toutes ses forces, son cri se serait perdu, et il se serait brisé la voix pour rien. Mais son cri le plus puissant, celui avec lequel il parlait à Mikan d’ordinaire, pouvait lui permettre de se faire entendre. Bien plus loin que la normale. C’était son seul espoir. Il inspira profondément, et poussa une longue plainte, dont le sens général pourrait être traduit par le nom de son compagnon. C’était la seule personne en qui il pouvait placer sa confiance, même si au sens strict du terme, ce n’était pas une personne. Le garçon aurait bien voulu que son compagnon lui réponde immédiatement, mais ce ne fut pas le cas. Il passa sa journée à crier, sans résultat, et au troisième repas qui tomba, il se sentait si fatigué, et affamé, qu’il dut s’arrêter pour se reposer. La technique qu’il avait trouvé était bien, mais s’il ne parlait pas à Mikan rapidement, il finirait par mourir de faim..._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 9 Juil - 14:20 | |
| Il ouvrit les yeux. Les referma aussitôt. Il avait mal partout. Son corps tremblait. Il avait l’impression d’être sans cesse en mouvement. Et il aurait voulu que ça s’arrête. Une masse blanche entra dans son champ de vision. En repartit. Revint. Repartit. Revint. Il roula sur le dos, et resta étendu là. Il ne savait pas sur quoi il se trouvait. Quelque chose l’interpella. Une voix familière. Amie. Qui ? Il ne savait pas. Plus. Pas ? Il s’en souvint. Il oublia. Sa tête lui tournait. Il ne comprit pas ce qu’on lui dit. Il ouvrit de grands yeux. Le ciel bleu. Il les ferma. La nuit noire. Il ne savait plus. Il était dans un monde de douleur. Où était-il ? Son corps se promenait. Il regarda les nuages. Ils bougeaient vite. Il devait y avoir du vent. Il le sentait. Il avait mal. Moins qu’avant. Il soupira. Il prenait le rythme. Le mouvement ne le dérangeait plus. Il ferma les yeux, s’endormit. Il était bien. Il était bien..._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 9 Juil - 14:21 | |
| Shin se réveilla tôt dans la matinée, comme à son habitude. Il se couchait tôt, et se réveillait tôt. Tout l’inverse de son frère. Après son repas de la veille, et après la mésentente entre lui et Kazumi, il avait décidé de demander la permission à Nami d’aller s’excuser, et pour ce faire, il devait sauter son entraînement de la matinée. Cela ne lui plaisait pas, mais s’il faisait vite, il pouvait espérer revenir à temps pour poursuivre ses cours. Sa soeur n’était pas encore réveillée. Elle avait besoin de beaucoup de sommeil, pour récupérer, et il tenait à ne pas la déranger, alors qu’elle se reconstituait. Il fila donc prendre un bon bain dans le bain public, non sans avoir laissé un mot - mal écrit - expliquant son absence. Lui et Nayami s’accordèrent une bonne heure de relaxation, qui leur fit du bien. Ils se séparèrent à la sortie, le furet ayant décrété qu’il n’avait pas assez dormi, et qu’il avait besoin de plus de sommeil. Il fila donc se coucher, dans un coin où personne ne viendrai le déranger, laissant Shin seul pour aller parler avec Kazumi. Cependant, avant, il avait encore une étape à franchir. Lorsqu’il revint, propre, sec, et revigoré, il ne trouva personne dans leur bâtiment. - Nami ? Demanda-t-il, inquiet. Tu es là ? Un bruit l’alerta, et comme une flèche, il monta au premier étage. - Nami ? Cette fois, une pointe de frayeur transparut dans sa voix. - Je me douche, répondit sa soeur, de la pièce à côté. L’eau se mit à couler, et il fut rassuré. - Tu m’as fait peur. J’ai cru que c’était un intrus, le réprimanda-t-elle amicalement. Il sourit. Il avait cru exactement la même chose. - Je voudrais aller parler à Kazumi ce matin, déclara-t-il soudain. Je voudrais m’excuser pour hier. Elle doit m’en vouloir. - Quelle heure est-il ? Dit une voix à moitié étouffée par de l’eau. - Neuf heures, je crois. - Elle doit être chez elle. Elle habite près de chez Naomi. Elle va toujours au quartier général vers 10h. Si tu dépêches, tu pourras lui parler. Shin frappa dans ses mains. Il était heureux que sa soeur le laisse aller régler cette affaire, même s’il soupçonnait qu’elle avait encore de drôles d’idées derrière la tête. Cependant, il voulait éclaircir l’affaire, et ne pas laisser libre cours aux interprétations, et aux spéculations inutiles. Il remercia Nami chaleureusement, et fila, la laissant terminer ses ablutions. Il descendit les escaliers quatre à quatre, et s’élança vers le quartier résidentiel. Situé tout à côté du quartier général, il se trouvait à l’opposé du bâtiment qui abritait les Hayashi. Il n’avait qu’une heure pour trouver Kazumi, et lui parler, avant qu’elle ne soit prise par ses affaires de princesse. Il ne voulait pas la déranger dans son planning, mais ne voulait pas bâcler cette discussion. Il arriva à 9h30, environ. Les lieux n’étaient pas très difficiles à reconnaître. Des maisons, toutes identiques, qui abritaient les combattants venus aider les ninjas de Konoha. Sur chaque porte, était écrit un nom. Shin n’eut aucun mal à trouver la maison de Kazumi, car elles étaient classées par ordre alphabétiques, et cette dernière s’appelait Asakura. Malgré une certaine appréhension, qu’il ne comprit pas lui-même, il frappa à la porte. - J’arrive, répondit quelqu’un de l’intérieur. Il attendit patiemment, et quelques dizaines de secondes après, le loquet se déverrouilla, et le battant s’ouvrit. - Bonjour Kazumi, lâcha Shin, joyeux. En le voyant, son visage s’empourpra. Elle se dissimula à demi derrière la porte, et répondit d’une voix ferme. - Bonjour. Que puis-je pour toi ? Devant cette attitude méfiante, il se trouva un peu décontenancé, et il hésita. - Eh bien...Je...euh...Je voulais te dire que... - Entrons. Ce sera plus simple pour discuter. J’ai encore un peu de temps devant moi. Elle ouvrit grand la porte, et introduisit Shin à l’intérieur de l’habitat. C’était une maison simple, meublée avec goût, et qui semblait neuve, tant elle était propre. Kazumi portait une veste rouge, relativement ample, et un pantalon noir, retenu à sa taille par une ceinture de tissu. Sobre, mais élégant. Shin, dans sa tenue blanche, se sentait parfaitement mal à l’aise. Elle l’entraîna jusqu’au salon, et le fit asseoir, avant de retourner à la cuisine, qui se trouvait juste à côté. - Tu veux quelque chose ? Il hésita : - Non merci. Je voulais juste te... - Avec ou sans sucre, ton thé ? - Je ne voulais rien, je... - Avec sucre, donc. Il entendit qu’elle mettait l’eau à chauffer, et soupira. - Kazumi...Je voulais m’excuser pour hier. Je crois que je t’ai mis mal à l’aise, et je suis désolé. - C’est oublié. Je ne vais pas t’en vouloir pour ça. - Pourtant j’ai cru que... Elle revint dans le salon, avec deux tasses de thé. Elle en déposa une devant Shin, lui mit une cuillère entre les mains, et s’assit en face de lui. Elle croisa ses jambes, et attendit. - Hier...ta réaction m’a...surprise. Elle tiqua, et Shin se mordit la lèvre. Il avala une gorgée de thé. Il était chaud, mais pas brûlant. Et il était très bon. Kazumi leva les yeux vers lui. - Je suis désolée à mon tour alors. Je ne voulais pas te faire culpabiliser. C’est juste que...j’ai été surprise moi aussi. Shin pouffa. Elle l’imita. Puis, tous les deux, ils partirent dans un fou rire nerveux, qui dura plusieurs minutes, pendant lesquelles à chaque fois qu’ils se regardaient, il repartait de plus belle. Finalement, une fois calmés, et après que leurs larmes fussent essuyées, ils purent se rasseoir convenablement, non sans quelques derniers gloussements amusés. - Je ne savais pas que tu riais, déclara-t-il avec franchise. Elle parut étonnée, et il s’expliqua : - Tu es une princesse après tout. Tu as toujours l’air...si sûre de toi. Si ferme. Je croyais que tu étais toujours sérieuse. Elle gloussa, et posa sa tasse de thé sur la table. - Et moi...je croyais que tu étais comme ton frère : psycho-rigide, ferme, parfois même abrupt, et très concentré. Je ne savais pas que tu étais aussi...drôle. Ils se retinrent de rire une nouvelle fois, et se regardèrent droit dans les yeux, pour retrouver leur sérieux. - Je suis l’opposé de Magyu, dit Shin. Notre histoire est un peu compliquée. Et tu n’auras probablement pas le temps de l’écouter aujourd’hui. Il faudra que je t’en parle un jour. Toujours est-il que je suis son opposé. Il aime se coucher tard, j’aime me coucher tôt. Il aime être sérieux, j’aime rire. Il mange peu, je mange beaucoup. - On dirait moi. - Ah ? Une princesse qui mange beaucoup ? C’est nouveau. Elle rit. - Je ne mange pas beaucoup. Mais j’aime aussi me coucher tôt, me réveiller tôt. Et j’aime bien rire, même si je n’en ai pas toujours l’occasion. Et je dois l’avouer...j’aime le combat. Et j’ai un penchant pour les armes ravageuses... - Ca alors ! Moi aussi justement. - Vraiment ? Quelle coïncidence. Je pensais que tu aimais les armes traditionnelles, et les lames fines. - Pas du tout. J’adore les choses nouvelles, et j’aime bien ce qui “fait le ménage”, sur un champ de bataille. Ils rirent à nouveau de bon coeur, et s’étonnèrent d’avoir autant de points communs à partager, alors qu’à priori, ils étaient totalement différents. Kazumi regarda l’heure. - Je vais devoir y aller. Ca a été un plaisir de parler avec toi, Shin Hayashi. Il lui sourit, alors qu’ils se levaient pour se séparer. Elle prit ses propres affaires : ses armes, et des documents sur lesquels elle avait dû travailler toute la nuit, et accompagna Shin jusqu’à la porte. Le garçon se retourna, et lui tendit sa main. Quelque peu hésitante, elle tendit la sienne. Le contact les fit frissonner tous les deux, et ils se séparèrent sur une poignée de main amicale, qui les fit beaucoup rire, encore une fois. Shin retourna à son entraînement. Kazumi repartit à son travail. Le coeur léger d’avoir tant ri. _________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 9 Juil - 14:22 | |
| Les repas continuaient de tomber. Cela en faisait déjà huit. Il continuait à appeler, malgré la faim dévorante qui l’empêchait de bouger. Il se demanda où est-ce qu’il puisait le courage de continuer à appeler ainsi. Une image de Nami s’imposa à lui, et sa détermination revint, encore plus forte qu’avant. Il poussa un long cri, plus fort et plus distinct. Il se sentit tellement épuisé à la suite de cet appel au secours, qu’il s’effondra sur le sol. On lui répondit. Il sursauta, tant cela était inattendu. Il n’avait pas espéré obtenir un contact aussi rapidement, et son coeur s’emballa. Il puisa dans des réserves qu’il n’avait pas, pour renforcer ce lien qui l’unissait à Mikan, qui venait de lui répondre. Il appela de nouveau. Le furet lui répondit. Ils étaient connectés. Le garçon expliqua à son compagnon où il se trouvait, et continua à lui parler, pour qu’il puisse se guider au son de sa voix. Le furet annonça qu’il se trouvait dans les cuisines de Konoha. Sa petite taille lui avait permi de passer inaperçu, et il avait localisé une petite entrée, à laquelle personne ne prêtait attention. Il se dirigea vers cet orifice, et s’y engouffra, car la voix du garçon provenait sans aucun doute possible de là. Le contact fut rompu. Brutalement. Le garçon se redressa, et appela son compagnon, en vain. Il attendit un signe, un bruit, mais rien ne vint. Enfin si, comme un frottement. Et cela devenait de plus en plus fort. Le furet tombait dans le tuyau, et glissait. Il n’avait pas le temps de répondre. Ca devait être pour ça. Il arriva finalement au terme de sa chute, et avec fracas, il s’écrasa dans la porte, là où atterrissaient d’ordinaire les assiettes. Il les projeta toutes dans la pièce, et roula à son tour. Le mécanisme de la porte, libéré, se referma avec un claquement sec. Le furet se redressa, et son compagnon et ami se jeta vers lui, lui demandant s’il allait bien. Mikan répondit par l’affirmative, et détailla le garçon. Ce dernier n’était pas beau à voir. Affaibli, amaigri, et aigri, il n’était pas au meilleur de sa forme. C’était étrange. Pressé, celui-ci prit la parole. Il raconta en détail ce qui lui était arrivé ce fameux jour où il avait été enfermé. Il raconta comment son adversaire lui avait injecté cette toxine, et comment Nami et Kichi l’avaient emmené jusqu’ici, pour l’y enfermer. Comment il avait réagi, comment il avait pleuré. Il fit par au furet, qui restait impassible, de son ressentiment féroce vis à vis de sa soeur, et de ce qu’elle lui avait fait subir. Il relata ensuite l’arrivée de Himi, qui était venue lui parler, et qui avait déclaré qu’elle pouvait l’aider. Il termina son récit en évoquant la date limite, fixée par Himi, pour qu’il s’échappe de cet endroit, et qu’il vienne la rejoindre, pour qu’elle s’occupe de lui, et qu’il puisse accomplir sa vengeance. Mikan enregistra toutes ces informations, et mit un moment à les classer dans sa tête. Il ne répondit pas immédiatement, à la proposition qui lui avait été faite, et qui consistait à aider son compagnon à sortir de la prison, et à s’échapper de Konoha. Il réfléchit un long moment, avant de lâcher son verdict. Celui-ci n’était pas en désaccord avec le plan du garçon. Il déclara tout d’abord qu’il était d’accord sur le fait qu’il ne méritait pas d’être enfermé. Puis il dit également que Nami avait eu tort, dans la décision qu’elle avait prise, et que la colère était un sentiment logique, mais que l’idée de vengeance était un peu excessive. Il dit ensuite qu’il valait mieux faire confiance à Himi qu’à Kichi, pour sortir, et pouvoir de nouveau respirer l’air libre. Entre une vie dangereuse mais libre de ses actes, de ses mouvements et de ses décisions, et une vie qui finirait certainement par un emprisonnement, le choix était vite fait. Le garçon applaudit, et demanda au furet s’il avait un plan pour sortir. Mikan, pour toute réponse, bondit sur le bras de son compagnon, grimpa jusqu’à son épaule, puis courut jusqu’à son poignet. Il s’élança sur la chaîne, et entreprit de crocheter la serrure, à l’aide de ses petites griffes. Les chaînes avaient été placées de telle sorte qu’il était impossible de faire toucher ses deux mains, et donc de se libérer soi-même. Mais un furet pouvait se révéler être la parade parfaite pour déjouer ce qui aurait été une prison de haute sécurité pour un autre. Il ne fallut pas longtemps à Mikan pour détacher son ami. Celui-ci, débarrassé de son entrave, libéra son autre bras, pendant que le furet s’attaquait à son cou. Enfin, ils finirent par rendre sa liberté au combattant, qui s’élança vers la porte. Elle était verrouillée et barrée. Il ne pourrait pas sortir par là. Le verre de la salle de contrôle devait être assez solide pour résister à ses attaques les plus puissantes. Il ne passerait sans doute pas par là. Il réfléchit, et se concentra. Cet endroit avait été prévu pour repousser toute attaque. Prévu pour encaisser les dégâts les plus importants. Il fallait se montrer malin, pour franchir cet obstacle. Il y avait forcément une solution. Ce fut Mikan qui la trouva. Alors que son compagnon réfléchissait, et examinait la pièce, il se débrouilla pour ouvrir le conduit qui permettait de transporter les assiettes, et à s’engouffrer dedans. Le garçon sourit, et utilisa un “henge”, une technique basique de ninja, consistant à se métamorphoser en un autre être humain, en un objet, ou en un animal. Sans surprise, il adopta la forme d’un furet, et se glissa derrière son comparse. Il n’avait encore jamais testé cette technique sur lui-même. Ou tout du moins, pas de cette manière là. D’ordinaire, il l’employait pour changer la couleur de ses cheveux, ou pour modifier son visage, dans le but de passer inaperçu dans la foule, ou de se dissimuler parmi des gens qui connaissaient son visage. Mais il n’avait encore jamais pris la forme d’un furet. C’était une expérience toute nouvelle pour lui, qui élargissait le champ de possibles. Il possédait un nouveau corps, et il en découvrait petit à petit les rouages. Ses pattes petites, qu’il avait jusqu’alors considérées comme fragile, étaient en vérité des paquets de muscles. Et ses griffes lui permettaient de s’accrocher à la paroi métallique sans aucune difficulté. Son nez et ses moustaches lui permettaient de se repérer, et de “tâter le terrain”. Sa queue servait de balancier, et lui permettait de s’équilibrer. La pente était raide, mais pas trop. Il pouvait s’en tirer. Mikan s’en sortait évidemment mieux que lui, mais c’était une question d’habitude. Il força sur ses pattes pour se hisser, et serra ses petites dents. Il devait s’accrocher. Une chute, et il faudrait tout recommencer à zéro. L’ascension serait longue, mais il ne devait pas craquer avant d’arriver au bout. Sans quoi, il ne mériterait même pas de sortir de ce trou._________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
|  | | Magyu Admin


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 | Sujet: Re: Le siège de Konoha Jeu 9 Juil - 14:23 | |
| Shin leva la tête. Il avait cru entendre quelque chose. - Concentre toi. - Désolé. Nami était intraitable avec lui. A chaque fois qu’il se perdait dans ses pensées, elle le reprenait, et le remettait dans le droit chemin. Mais plus elle le faisait, moins il arrivait à rester calme et détendu, comme elle lui avait dit de l’être. C’était un paradoxe compliqué à gérer. Il ferma les yeux, et inspira profondément, tout en gonflant son ventre. Il expira silencieusement, et écouta son corps. Il devait essayer de sentir le chakra qui se malaxait en lui. Sa soeur n’avait pas pu lui donner une explication plus précise que “tu verras bien”. Elle avait affirmé que c’était quelque chose de très personnel, et qu’elle ne pouvait pas l’exprimer avec des mots. Il n’était pas plus avancé. A chaque fois qu’il pensait avoir trouvé, la sensation disparaissait, et il s’en voulait. Etait-ce de sa faute ? Il n’en savait rien. Il abandonna, et relâcha toute la tension. - Je n’y arrive pas ! S’écria-t-il presque. - Je ne comprend pas ce qui cloche, répondit Nami pour elle même. - Moi non plus. Et ça m’énerve. Elle fit une grimace indéchiffrable. - Tu es sûr que tu ne veux pas que j’y ailles ? Il se froissa, mais n’en montra rien. - Non, non. Je vais le faire. Il faut juste que je pige le truc. Dès que ce sera bon, je pourrai aller chercher Magyu. Et je pourrai apprendre d’autres techniques. Elle lui sourit. Son optimisme était contagieux. Cependant, elle ne devait pas perdre le sens des réalités, et lui monter la vérité en face. - Chaque jour qui passe est un jour de plus où ton frère est enfermé. Il faut faire vite. - Je sais. Et ça me met la pression...Tu peux me donner disons...Deux jours ? Si d’ici là je n’y arrive toujours pas...alors que j’apprendrai à être Magyu. Elle lui tapa dans la main. - Ca marche. Ils se sourirent, satisfaits, et reprirent leurs exercices. Nami, imperturbable, assise sur une pile de briques. Shin, en tailleur sur le plancher. Le silence était leur seul compagnie. Il se persuada qu’il pouvait réussir. Elle était sûre qu’il allait y arriver. _________________ "Ce qui nous trompe est de penser, que le vent ne serait au fond que de l'air en mouvement. Il est la matière primordiale de l'univers, dont les quatre éléments ne sont qu'une catégorisation seconde. [...] L'air, de la même façon, vient évidemment du vent, et non l'inverse ! [...] Il faut apprendre à penser que le mouvement est premier."-Oroshi Melicerte- |
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